A la recherche de la bonne alimentation – chapitre 1 :
les recommandations officielles

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QUE MANGER

J’initie ici une série d’articles sur les raisons pour lesquelles la plupart des consommateurs sont aujourd’hui perdus quand il s’agit de bien se nourrir et de développer des habitudes alimentaires saines, et ne savent plus démêler le vrai du faux dans les différents discours. Aujourd’hui : les recommandations officielles.

Mettons que vous partiez de zéro en terme d’éducation alimentaire et que vous décidiez de prendre soin de vous. L’instinct naturel sera de vous tourner vers l’information la plus facilement disponible, c’est-à-dire les recommandations officielles du ministère de la Santé, mises en forme au sein du « Programme National Nutrition Santé » (PNNS).

Les grands principes

Le PNNS met en avant 9 principes : manger au moins 5 fruits et légumes par jour, 3 produits laitiers par jour, des féculents à chaque repas, des protéines animales 1 à 2 fois par jour, limiter les matières grasses, le sucre et le sel, boire de l’eau à volonté et faire 30min d’activité physique par jour. Depuis 10 ans que ce programme existe, vous connaissez certainement la plupart de ces recommandations.

Les recommandations positives

Réduire les sucres ajoutés : il est aujourd’hui clairement démontré que l’explosion de maladies comme le diabète ou l’obésité est due à l’augmentation de la consommation de sucre depuis 50 ans.

Manger au moins 5 fruits et légumes : les bienfaits des nutriments qu’ils nous apportent sont connus de tous, et en consommer plus permet aussi de réduire les quantités d’autres produits plus nuisibles.

Les conseils moins recommandables

Manger plus de céréales et de pomme de terre : la plupart des céréales consommées en France (pain, riz, pâtes, céréales de petit-déjeuner) sont raffinées et ont un indice glycémique élevé, comme les pommes de terre, ce qui favorise le surpoids et l’obésité. Les céréales contribuent également à l’acidité de notre organisme, facteur notamment d’ostéoporose. Enfin, aucune distinction n’est faite d’un point de vue qualitatif entre les céréales complètes et les céréales raffinées.

Les recommandations carrément mensongères

Consommer 3 à 4 produits laitiers par jour : 2 idées reçues soutiennent cette recommandation. « Le calcium est bon pour les os » : oui nous en avons besoin, mais trop d’apports ont l’effet inverse, car le calcium va exciter la production des cellules osseuses, dont le stock est limité, et arrivé à 40-50 ans, l’ostéoporose apparait lorsque nos réserves sont épuisées. Une preuve évidente est le fait que les pays possédant les plus forts taux d’ostéoporose sont ceux qui consomment le plus de laitages, à savoir les pays scandinaves. Et les pays asiatiques s’en passent depuis des siècles, sans aucun problème. « Le lait est la meilleur source de calcium, impossible de s’en passer » : une autre contre-vérité. Vous en trouverez en quantité suffisante dans tous les légumes verts, les crucifères, surtout le chou chinois, dans certaines eaux minérales ou même dans les algues. Enfin, les laitages posent de nombreux problèmes à cause du lactose (sucre du lait), auquel la moitié des français est allergique, ou de la caséine (protéine) qui entraînent des complications chez beaucoup d’enfants. Aucune étude scientifique sérieuse et récente n’a prouvé le caractère indispensable des laitages dans l’alimentation. En conclusion, sans les supprimer totalement, limiter la consommation à un laitage par jour est amplement suffisant.

Des conflits d’intérêts flagrants

Alors pourquoi ces recommandations sont-elles si imparfaites ? Premièrement, elles se basent sur les connaissances de leurs rédacteurs qui datent de plus de 30 ans, alors que des avancées fondamentales ont été faites ces 10 dernières années dans le domaine de la nutrition.

Ensuite, une partie des recommandations est clairement orientée pour soutenir certains secteurs économiques. La moitié des membres du PNNS, ainsi que plusieurs personnes à l’AFSSA (Agence de Sécurité Sanitaire des Aliments) ou à l’Académie de Médecine sont également membres du comité scientifique ou consultants auprès des grands groupes laitiers, Danone y occupant bien sûr une place de choix. Je ne parle pas ici d’informations difficiles à découvrir, vous pouvez les trouver vous-mêmes en cherchant leurs noms sur Internet !

Un autre lobby dont l’influence est visible : celui de la viande. Encore une fois, plusieurs médecins des agences gouvernementales se retrouvent à participer à des conférences organisées par le syndicat des producteurs de viande, afin de vanter les mérites d’une consommation quotidienne, de 1 à 2 fois par jour, alors que 2 à 3 fois par semaine est un conseil plus raisonnable et que des alternatives existent pour ceux qui n’en consomment pas.

Le pire reste à venir

De récents discours des politiques laissent à penser que les différentes agences vont bientôt être fusionnées, notamment avec le Conseil National de l’Alimentation, dont la moitié des membres sont issues de l’industrie ou de la distribution, et dont le directeur n’est pas médecin mais vétérinaire (quand je vous dis qu’on nous prend pour des moutons). Et cette nouvelle agence devrait être rattachée, en plus du ministère de la Santé, au ministère de l’Agriculture, afin de garantir la promotion des produits de nos belles contrées. En toute indépendance bien entendu…

Lectures recommandées :

  • « Toxic » de William Raymond – Ed. Flammarion
  • « Santé, mensonges et propagandes » de T. Souccar et I. Robard – Ed. Sueil
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2 Commentaires

  1. Un livre référence sur l’alimentation et notamment sur l’aberration que constitue la surconsommation de lait et de céréales :

    « L’alimentation ou la troisième médecine » du Docteur Jean Seignalet.

    A lire de toute urgence !!

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